Comment s’organiser ?

Chaque soir, la plupart des enfants franchissent le seuil de la maison chargés de leçons à apprendre et de devoirs à faire… Quand et comment s’y mettre ?

Conseil  : imposer une rupture après le retour de l’école.

Avant 13 ans, trois quarts d’heure au moins sont nécessaires à l’enfant pour vivre la transition et quitter tout à fait l’univers scolaire afin d’entrer dans celui de la vie domestique d’après Brigitte Prot (auteur de J’suis pas motivé, je fais pas exprès !, Albin Michel, 2003).

Goûter, jeu, sport… Activités mais aussi discussions doivent être différentes ; difficile pour lui de se changer les idées si vous l’accueillez en lui demandant de parler de son interro de maths… La règle d’or : installer un rituel « devoirs du soir », avec heure, lieu et durée identiques chaque jour. « Cette rigueur favorise la structure des apprentissages. »

Pour quelle durée ?

Il n’y a pas de règle, le rythme et la quantité de devoirs donnés étant variables. Cependant, le temps de travail idéal, entre 8 et 12 ans, est de une demi-heure en continu. Au-delà, l’enfant ne peut plus se concentrer efficacement. Ce temps ne doit être consacré à rien d’autre.

Faut-il être présent ?

Oui, parce que l’adulte est le garant de l’organisation. « Il faut des années à un enfant pour être en mesure de gérer son emploi du temps ».De plus, il a besoin que son travail soit validé par un regard d’adulte.

Jusqu’où l’aider ?

Comment intervenir sans entraver son autonomie ? En étant à ses côtés, le risque est de le laisser penser que l’on est à sa disposition. « Il doit comprendre, en l’expérimentant, que vous n’êtes pas là pour faire à sa place. » Regardez ensemble la liste des exercices demandés, aidez-le à se lancer en établissant un emploi du temps de travail, puis vaquez à vos activités, en lui précisant toutefois que vous êtes là s’il a besoin d’aide. Enfin, vérifiez avec lui le travail effectué… « Vous devez garder à l’esprit qu’il s’agit d’un accompagnement vers une prise d’autonomie de l’enfant », insiste Brigitte Prot.

Quel rôle jouer ?

Vous pouvez rencontrer régulièrement les professeurs, suggère le pédagogue Philippe Meirieu (directeur de l’Institut universitaire de formations des maîtres (IUFM) de Lyon, il est l’auteur de “Faire l’école, faire la classe”, ESF, 2004), discuter avec eux des devoirs du soir, mais aussi leur demander des conseils pour savoir comment aider votre enfant : « Apprendre une poésie ou réviser un contrôle, personne ne sait faire cela spontanément ! » Quoi qu’il en soit, le respect du rôle de chacun est indispensable.

Ajouter des exercices ?

Proposer un ou deux exercices supplémentaires peut être utile si vous voulez vous assurer que votre enfant a assimilé la leçon. Mais expliquez-le-lui : « Tu as vu que cet exercice t’a posé problème, on va en faire un dernier pour que tu sois sûr de savoir le résoudre quand tu seras en classe. »

Comment gérer une crise ?

La bonne volonté de part et d’autre ne suffit pas toujours, et certains soirs, l’étape des devoirs tourne à la crise.« Fermez les cahiers et passez à autre chose… en prévoyant de vous y remettre plus tard dans la soirée ou le lendemain matin ». Car s’acharner, c’est risquer de faire de ce rituel des devoirs le « rituel des tensions ».

Quand penser aux cours particuliers ?

Faire appel à un professeur particulier est envisageable, « mais seulement si des lacunes ont été repérées par l’enseignant ». Dans le cas contraire, votre enfant a le sentiment que vous vous inquiétez. Il perd confiance, angoisse… et se bloque. Seuls des besoins réels justifient le recours à des leçons particulières.

 

Quand lâcher les brides ?

La prise d’autonomie dans le travail scolaire varie largement d’un enfant à l’autre. C’est à vous d’être attentif au rythme de votre propre enfant, en évitant d’abord de le comparer à ses camarades. Puis en lui laissant davantage d’indépendance dans son travail, par exemple en réduisant progressivement les vérifications des devoirs à une fois tous les deux jours, puis tous les trois ou quatre jours.

 » « Ne surinvestissez pas votre enfant ! »

Sur internet à découvrir

Espacerpa est destiné aux élèves en difficulté en français et en maths, dès le CM1. Les connaissances et capacités de l’enfant sont évaluées dès l’inscription ; ses progrès, régulièrement analysés. Le site fonctionne aussi pendant les vacances.

Paraschool offre de véritables cours particuliers, payants. Le profil de l’enfant enregistré permet d’évaluer ses progrès.

Cyberprofs est destiné aux élèves du secondaire (collège et lycée). Des fiches par matière donnent des conseils généraux. L’élève peut aussi poser sa question en ligne (5 euros la question. Abonnements au trimestre, au mois, à la semaine).

Cyberpapy est un site gratuit et très avenant : les professeurs sont des grands-parents, parfois des professeurs à la retraite. Un pont intelligent entre les générations.

Clairacademy, le site de la marque de papeterie Clairefontaine propose des fiches et, très utile, une sélection des différents sites d’aide pour les plus jeunes.

Maxicours offre une aide à partir du CE1, avec des fiches bien faites, des tests d’évaluation et des exercices interactifs.

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